Une fiche Google peut être ouverte, validée, et quand même faire fuir. Le client de Wavrin ouvre Maps, voit un horaire faux, une photo floue et zéro réponse aux avis. Il appelle le commerce d’à côté. Ces erreurs ne demandent pas une refonte : une soirée avec le téléphone suffit souvent à les corriger.
Le guide pour créer sa fiche Google Business pose les bases. Ici, on passe en revue ce qui fait décrocher une fois que la fiche existe déjà.
1. Des horaires qui mentent
« Ouvert » alors que le rideau est baissé, ou « fermé » un samedi où la boutique tourne : c’est l’erreur la plus coûteuse. Le client fait le détour, trouve porte close, et le dit parfois dans un avis. Renseignez les vrais créneaux, jour de fermeture compris, et les horaires spéciaux pour les ponts.
Testez depuis le téléphone d’un proche, pas depuis le compte qui gère la fiche. Google rappelle dans ses règles sur le contenu des fiches qu’il faut rester factuel. Un horaire juste vaut mieux qu’un « 24 h/24 » que personne ne tient.
2. Une catégorie trop vague
« Magasin » ou « entreprise » ne dit rien. Choisissez la catégorie qui correspond au métier réel : boulangerie, plombier, salon de coiffure. Une catégorie fantaisiste pour « être plus visible » attire des appels que vous ne pouvez pas honorer, et Google peut limiter la fiche.
Si vous faites deux métiers, la catégorie principale doit être celle que les gens cherchent en premier. Le reste va dans les services, pas dans un intitulé fourre-tout.
3. Des photos floues ou trop vieilles
Un logo seul, une devanture de 2018, une photo de stock : le client ne voit pas le lieu où il va entrer. Ajoutez la façade actuelle, l’intérieur, un produit ou un chantier récent, et un visage si vous êtes d’accord pour apparaître. La lumière du jour, le téléphone à hauteur d’œil, et c’est déjà mieux qu’un cliché sombre.
4. Un nom ou une adresse qui ne collent pas
Le nom sur la fiche doit être celui de la devanture et de la facture. Ajouter « meilleur », « pas cher » ou une liste de communes dans le nom est refusé, et brouille la recherche. Pour un artisan qui se déplace, l’adresse personnelle n’a souvent rien à faire en public : indiquez la zone (Herlies, Illies, Sainghin-en-Weppes, La Bassée) et masquez le domicile.
Deux fiches pour le même lieu dispersent les avis. S’il en existe déjà une, reprenez-la. Le pas à pas est dans l’aide Google pour ajouter ou revendiquer un établissement.
5. Un numéro qui ne décroche pas
Le bouton Appeler est la raison d’être de la fiche pour beaucoup de métiers. S’il tombe sur un ancien associé, une messagerie pleine ou un standard que personne ne relève, la fiche travaille contre vous. Mettez le numéro que vous avez en poche, et une messagerie courte : qui vous êtes, ce qu’il faut laisser, quand vous rappelez.
6. Des avis laissés sans réponse
Un avis sans réponse, surtout un avis dur, se lit comme un silence. Répondez calmement, y compris quand la note est bonne. La méthode pour un avis difficile est dans répondre à un avis négatif. Pour en obtenir davantage sans harceler, partez de comment obtenir plus d’avis Google.
Ne demandez pas une note en échange d’un cadeau. Restez sur un lien simple, au moment où le client est content.
7. Une description vide ou recopiée
Deux phrases suffisent : ce que vous faites, pour qui, et dans quelles communes. Évitez la liste de mots-clés et le texte copié d’un annuaire. « Boulangerie à Fournes-en-Weppes, pain du matin et gâteaux sur commande, fermé le lundi » est plus utile qu’un paragraphe sur l’excellence depuis 1987.
Reprenez la fiche ce mois-ci : horaires, catégorie, trois photos, téléphone, une réponse aux avis, une description courte. La prestation fiche Google Business sert à ça si vous préférez le faire accompagner. Un conseil de quinze minutes permet de voir laquelle de ces sept erreurs vous coûte des visites.

